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FRATERNITE DES VEILLEURS (LA)

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FRATERNITE DES VEILLEURS (LA)
 

LA FRATERNITE DES VEILLEURS

Une société secrète au XXe siècle (1917-1921)

 

Les Veilleurs incarnèrent une solidarité d’hommes et de femmes de Lettres, mais aussi de mécènes et de financiers, s’étant affranchis de la tutelle de la

Société Théosophique française. Ils eurent à coeur, dès 1920, — avec un syndicat

La Corporation des Artistes —, d’oeuvrer entre autres pour la réintégration de tous les intellectuels, artistes et artisans rescapés de la Grande Guerre et démobilisés.

Cette Fraternité partagea certains idéaux pour une spiritualisation de l’Art, à l’époque où tous les canons de beauté plastique étaient remis en cause. Ils eurent une approche plus humaine de la politique, pour qui ne peut négliger la vision métaphysique de la vie. La Fraternité des Veilleurs offrit en son temps un exemple de ce que l’on pouvait proposer de mieux face au positivisme réducteur du langage et face aux idéologies les plus nihilistes.

Un cercle intérieur, plus ésotérique, fut aussi inauguré en 1919 avec ses statuts, et baptisé Centre Apostolique. Société secrète… ou discrète ? L’auteur tentera d’y répondre, car le Culte du Sacré-Coeur, celui du Hiéron du Val d’Or de

Paray-le-Monial, aux accointances templières —, les Veilleurs s’en inspireront.

La rénovation de ce culte remonterait au disciple du Père Victor Drevon (1820-

1880), le Baron de Sarachaga (1840-1918). D’origine basque, il aurait oeuvré à l’aune des grands cycles de la spiritualité, en amont du principal maître des

Veilleurs, O.V. de Milosz (1877-1939). Mais l’auteur de l’Amoureuse Initiation associera également à la doctrine des Veilleurs la stricte discipline de l’Arcane du Compagnonnage.

Parallèlement, certaines figures parmi les plus utopistes seront tentées par l’idéal de la Synarchie — pour une séparation des pouvoirs et pour l’affirmation d’une hiérarchie naturelle des consciences, mais non de races, ni de classes sociales ! La devise des Veilleurs, bien que fortement controversée, prendra la dimension d’un nouveau phare prophétique et apocalyptique, et ce, à une décennie à peine de la Deuxième Guerre Mondiale avec son déni de toute conscience humaine !

Derrière le poète et diplomate franco-lituanien O.V. de Milosz, des personnalités originales vont s’illustrer : René Schwaller de Lubicz (futur égyptologue symboliste) ; Jeanne Germain Lamy (future Mme de Lubicz) ; l’artisan et

homme de théâtre Carlos Larronde ; le franc-maçon Albert Lantoine ; le librairePierre Dujols ; le ministre René Viviani ; le dramaturge Gabriel Trarieux ; le poète

Nicolas Beauduin ; le peintre Elmiro Celli ; l’alchimiste Henri Coton Alvart ; le

Synarque Postel du Mas, — parmi lesquelles, celles qui sauveront, dès 1918, l’actuel Musée Balzac de Paris.

Les articles des Veilleurs, sous l’anonymat de leur nomen mysticum respectif

— les Frères d’Élie — viendront enrichir les cartons du groupe de presse animé par Gaston Revel (l’ancien directeur du Journal Le Théosophe d’Annie Besant). Financé par certains lecteurs et par l’homme d’affaire de Caen, Louis

Allainguillaume (1878-1946), ces journaux auront pour titre : L’Affranchi, L’Art,

Le Drapeau Bleu et L’Action des Veilleurs.

Les documents d’archives, publiés ici en annexe, offrent leur caution de vérité

à l’ouvrage d’Emmanuel Dufour-Kowalski, qui aura puisé aux sources les plus sûres (issues entre autres du Fonds Ta Meri qu’il a créé il y a plusieurs années, parallèlement à ses activités d’historien des idées et de directeur de collection).